14 novembre 2008
NON, L' O.L.R.A.P. N'EST TOUJOURS PAS
SAUVÉ !
l'Orchestre Lyrique de Région Avignon-Provence est toujours menacé d'une mise en liquidation judiciaire !
En effet, ses quatre financeurs-gestionnaires - Ville d'Avignon, État, Région PACA et Département de Vaucluse - n'ont toujours pas répondu à la demande du Tribunal de Grande Instance d'Avignon qui, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'Orchestre, leur imposait :
de désigner le nouveau Président de l'association « OLRAP »
de recruter un Délégué Général
et surtout, condition préalable à la survie de l'Orchestre, d'accepter d'augmenter le niveau annuel des subventions par un engagement collectif et chiffré.
Si ces trois conditions n'étaient pas réunies avant la prochaine audience du 16 décembre 2008, le Tribunal prononcerait la mise en liquidation judiciaire de l'OLRAP et le licenciement de tout son personnel.
Ce mauvais scénario pourrait se réaliser :
- malgré la mobilisation sans précédent du monde culturel dont l'expression a trouvé son apogée lors du formidable concert de soutien du 16 octobre dernier
- en marge de l'organisation en Avignon - Capitale Européenne de la culture en 2000 - du Forum Européen de la Culture les 16, 17 et 18 novembre.
Mobilisons-nous, l'OLRAP ne doit pas mourir !
Contacts : Frédéric Béthune, représentant du personnel de l'OLRAP 06.07.51.48.24
Association Défense et Rayonnement de l'Orchestre d'Avignon (OLRAP) chez M. Attia, 1 chemin du Mourion 30400 Villeneuve lès Avignon tél.04.90.25.30.00
email: defenserayonnement.olrap@voila.fr
le blog des musiciens: www.sauvonslolrap.canalblog.com
La publication du document ci-dessus, diffusé auprès de notre public ainsi qu'aux médias (AFP,etc) s'imposait sur ce blog, tant les rumeurs persistantes de par la ville pouvaient donner à penser que notre orchestre avait évité la catastrophe et que donc, il était “tiré d'affaire”.
Il n'en est rien. Une mise au point était plus que nécessaire.
Rappelons que lors du
jugement du 4 novembre dernier, le T.G.I. a renouvelé pour 6
mois la période d'observation. En d'autres termes, le “malade
OLRAP” n'est pas guéri, il reste en observation.
Le Tribunal a fait preuve d'une très grande mansuétude
en accordant un délai supplémentaire aux 4 tutelles qui
avaient été mises en demeure dès le 23
septembre de procéder à
une augmentation substantielle de leur participation financière.
Cette relative souplesse dans l'application de la loi ne doit pas
pour autant être interprétée comme une marque de
faiblesse de la part du ministère public, car la menace qui
pèse sur nous, telle une épée de Damoclès,
reste bien réelle.
Rappelons également que les hauts
représentants des 4 collectivités publiques partenaires
de l'OLRAP ne se sont réunis qu'une seule fois
depuis le début de la
procédure de sauvegarde (le 29 avril) et que la difficile
rencontre au sommet du 20 octobre dernier n'a donné lieu qu'à
une promesse orale d'engagement
et rien de plus.
Il importe donc de donner suite à ces paroles
en les assortissant d'un document commun précis, chiffré
et...signé. Mais l'indulgence de la Justice est désormais
contrebalancée par l'exigence de deux conditions
supplémentaires concernant la désignation d'un
président de l'association de gestion de l'OLRAP ainsi que
d'un délégué général. À
charge pour les 4 tutelles de se mettre là-aussi d'accord sur
le choix de ces deux personnes.
On voit bien que la situation n'a que
très peu évolué et que ce sursis n'est en rien
une garantie de future guérison. Les menaces sur l'orchestre
demeurent identiques à ce qu'elles étaient le 23
septembre, malgré toute l'énergie déployée
pour alerter notre public, sensibiliser l'opinion, mobiliser nos
collègues de la France entière et tenter de rencontrer
les élus en charge de la politique publique de la culture.
Tous ces efforts ne doivent pas être vains. Il importe de poursuivre notre mouvement et faire en sorte qu'il ne retombe pas dans l'oubli, balayé par les vents mauvais de l'actualité.

Richard Westall : The Sword of Damocles
04 novembre 2008
Le mardi, c'est T.G.I.

L'orchestre semble abonné aux matinées du mardi du tribunal ces temps-ci. Aujourd'hui, point d'audience, mais une séance de délibération.
Par ce jugement du 4 novembre, le Tribunal de Grande Instance renouvelle la période d'observation pour une durée de six mois.
Il renvoie la procédure à l'audience du mardi 16 décembre 2008 à 9h.
D'ici à cette date, les autorités de tutelles devront procéder à la désignation d'un président pour l'OLRAP et à la nomination d'un délégué général par le conseil d'administration.
Elles devront également présenter à l'audience un engagement chiffré assurant des ressources certaines et pérennes pour l'orchestre.
Journal de 18h de France bleu Vaucluse (04/11/08)
01 novembre 2008
Hors-sujet...

...mais néanmoins très intéressant pour tout ceux qui aiment la musique et les musiciens.
En l'absence de toute nouvelle du front (le nôtre reste quelque peu pensif, entre espoir et doute), voici un lien vers un article de Rue89 signé Nathalie Krafft à l'occasion de la sortie (dans deux salles seulement !) du documentaire de Thomas Grube "Trip to Asia" consacré à l'Orchestre Philharmonique de Berlin en tournée en Extrême-Orient. C'est avant tout un voyage à l'intérieur d'une micro-société musicale des plus prestigieuses.
Nathalie Krafft/Bruno Monsaingeon

28 octobre 2008
Statu quo...

En raison de l'absence de greffier (sic!) à l'audience, les demandes des tutelles seront soumises à délibération le mardi 4 novembre prochain.
Les collectivités publiques partenaires de l'OLRAP souhaitent obtenir du tribunal un report de la date d'examen du plan de sauvegarde, afin de pouvoir procéder préalablement à une analyse approfondie des propositions chiffrées.
Si cette requête était acceptée mardi prochain, on s'acheminerait alors vers une possible prolongation de 6 mois de la période de sauvegarde (comme le permet la loi) avec une audience intermédiaire dans environ deux mois et après la nomination (enfin!) d'un président pour l'OLRAP.
Rien de tout cela pour l'instant, donc. Rien n'est acquis. Attendons, encore...
Audience à 9h ce matin au T.G.I. d'Avignon

27 octobre 2008
L'OLRAP, nature et fonction
Au terme de 4 semaines de rédaction de ce blog, voici un sommaire sélectif d'articles concernant l'orchestre, son histoire et ses missions :
30 jours pour sauver l'Orchestre Lyrique...
20 novembre 1994 ... 16 octobre 2008
26 octobre 2008
Jeunes talents

L'Opéra-Théâtre d'Avignon ouvre aujourd'hui sa saison lyrique 2008-2009 avec Il Viaggio A Reims de Gioacchino Rossini. Créé en 1825 pour le sacre de Charles X, l'ouvrage ne comporte pas moins de 18 rôles solistes !
Cette représentation s'inscrit dans une très longue tournée qui est le fruit d'une coproduction de 16 maisons d'opéra, avec à son origine le Centre Français de Promotion Lyrique dont la vocation est l'insertion des jeunes chanteurs.
Cette préoccupation se trouve partagée en Avignon, tant à l'opéra que dans la programmation propre de l'OLRAP depuis de nombreuses années. On se souviendra des débuts avignonnais de Roberto Alagna dans La Bohème en 1991 ou de ceux de lauréats des concours Voix Nouvelles comme Natalie Dessay, Anne-Sophie Schmidt, Alexia Cousin, Karine Deshayes, Florian Laconi ou Nathalie Manfrino.

Karine Deshayes
Ce souci permanent se manifeste également par la collaboration que l'opéra et l'orchestre entretiennent régulièrement avec le Centre National d'Insertion Professionnelle d'Artistes Lyriques (CNIPAL).
Dans le domaine instrumental, l'OLRAP, sous l'impulsion de François-Xavier Bilger, a été à l'initiative de plusieurs concours ouverts aux étudiants de 3ème cycle des CNSM. Parmi les artistes depuis confirmés, on peut citer : Emmanuel Strosser, Vanessa Wagner, Cédric Tiberghien... Les lauréats de la Fondation du Crédit National ont également été invités à se produire en solistes.
De même, après avoir participé aux débuts de David Grimal, nous avons eu le plaisir (doublé de gratitude) de le retrouver le 16 octobre dernier :

L'orchestre est associé également au Concours International de Violon d'Avignon, œuvrant ainsi à la découverte de nouveaux talents et les accompagnant dans leurs premiers pas face au public, comme un tremplin pour leurs carrières futures.

Nathalie Manfrino
25 octobre 2008
Chant choral

Verdi : Te Deum mai 2008
Nous coopérons tout au long de l'année avec les chœurs de l'Opéra-Théâtre d'Avignon pour la réalisation des spectacles de la saison lyrique et nous les remercions une fois encore pour leur soutien appuyé dans la crise que nous traversons.
Notre orchestre a très souvent fait appel aux ensembles vocaux de la région pour la production d'œuvres principalement (mais non exclusivement) sacrées. Il s'agit en général des grands oratorios et messes les plus célèbres du répertoire : La Création, Les Saisons, Les sept dernières paroles du Christ de Haydn; les Requiem de Mozart, Brahms, Verdi, Dvorak, Fauré; Messe en si et Oratorio de Noël de Bach; Elias et Paulus de Mendelssohn; Messe du Couronnement et Grand Messe en Ut mineur de Mozart; etc.
Outre le Chœur Régional PACA déjà présenté, ces partenariats ont concerné : l'Ensemble Vocal d'Avignon, l'Ensemble Vocal Olivier Messiaen, le Chœur Homilius, la Schola Elzear Genet, l'Ensemble Choral du Tricastin, le Chœur Européen de Vaison-la-Romaine, la Maîtrise Gabriel Fauré, la Maîtrise des Bouches-du-Rhône, les Choralies À-Cœur-Joie, le Chœur de Chambre Asmara et l'Ensemble Musicatreize (pardon pour les formations oubliées...).
Ces relations, régulières pour certaines, permettent à ces ensembles de se produire dans des œuvres avec orchestre de grande envergure en élargissant alors leurs répertoires. Cela crée des synergies entre les structures professionnelles pour le plus grand bénéfice de chacune et favorise par ailleurs la pratique amateur du chant choral, qui irrigue et enrichit la vie musicale de la région.
24 octobre 2008
Concert du 16 octobre : sons et images

Max Bonnay et l'Orchestre du 16 octobre
Un reportage sur cette belle soirée est désormais disponible sur dailymotion :
1ère partie 2ème partie
ou youtube : 1ère partie 2ème partie
Un grand merci à Fabrice Lepeltier et Jean-Luc Amiel pour ces vidéos extraites de l'enregistrement intégral qu'ils ont effectué ce soir-là, sans oublier les personnels techniques, de salle et de la location de l'Opéra-Théâtre d'Avignon.
N'hésitez pas à communiquer vos documents personnels concernant cette journée.

Musiques d'aujourd'hui (II)

Hervé Esquis
L'OLRAP se caractérise par une très grande polyvalence sur le plan du répertoire. Présent dans la fosse, il y interprète opéras, opérettes, ballets et comédies musicales. Mais il intervient également dans bien d'autres types de programmes.
La flexibilité particulièrement à l'œuvre dans le cadre lyrique lors de l'accompagnement des solistes ne peut être qu'un atout appréciable dans les pièces symphoniques concertantes ou la musique vocale sacrée.
L'engagement dans la création contemporaine, déjà évoqué, illustre là encore la faculté d'adaptation des instrumentistes à des contextes musicaux variés.
Mais au-delà de ces différents genres présents du XVIIème au XXIème siècle, notre orchestre a eu l'occasion de participer à des expériences moins conventionnelles, associant son potentiel symphonique à des tendances artistiques les plus diverses comme :
le tango avec les bandonéonistes William Sabatier, Hervé Esquis ou Max Bonnay (cf concert du 16 octobre),
le flamenco avec le Juan Carmona Grupo,
la re-création de la musique du film « Pink Floyd The Wall »,
la chanson française avec Christophe Miossec pour une tournée régionale comportant au même programme des pièces symphoniques et le répertoire récent du chanteur, tournée conclue par un enregistrement,
des rencontres caractérisées par un mélange de styles comme la création de Claude Barthélémy « Des vents dans la nuit » pour l'Ensemble de Trompettes de Paris, mêlant écriture contemporaine et improvisation jazz, ou encore la pièce de Fabien Tehericsen « Wei Al Bab » associant quatre instruments traditionnels (afghan, chinois, iranien et indien) à des structures compositionnelles orchestrales d'aujourd'hui.
Il ressort de tout cela une très grande variété d'actions artistiques répondant à des attentes diverses de l'auditoire. Notre orchestre n'est pas enfermé dans une spécialité, un « ghetto » lyrique. Sa souplesse lui permet d'aborder un répertoire très vaste et ce large spectre musical lui donne la possibilité d'atteindre de multiples publics, facilitant une meilleure accessibilité pour tous à la musique symphonique vivante dans toutes ses dimensions esthétiques.

Eu-Té-Pé